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L'Amour cékoi ?



  • Contenu de l'article

    « La mesure de l’amour c'est d'aimer sans mesure. »     Saint Augustin

     

    Peu de gens savent aimer véritablement, c'est à dire savent être sensibles au bien d'autrui tout en étant dégagés des préoccupations égocentriques.  C’est ce qui occasionne d’ailleurs la plupart des problèmes de couple.

    La plupart des amours sont faits pour la reconnaissance et le partage amical, certains pour apprendre à se rejoindre et construire ensemble (amour conjugal), d’autres faits pour vivre ensemble (amour de l’humanité) ou pour apprendre à se quitter, pour orienter l’autre vers la vie affective autonome (amour parental). Ceux qui n’ont pas les ressources d’un amour personnel autonome sont affectivement dépendants d’autrui et tombent irréfutablement dans l’amour de besoin et de consommation.

    Peut-on aimer sans commerce ? Peut-on faire commerce sans aimer ?

    Un psy doit-il aimer ses clients ? La question doit-elle se poser ?

    Un psy n’a pas à aimer ses clients ! Mais alors il n’a pas à Être ??? Sur quoi repose alors le bien fondé de sa démarche existentielle, humaniste et professionnelle ?

    Non, un psy n’a pas à coucher avec ses clientes.

    Mais de quoi parlons-nous ?

    Confondra-t-on encore longtemps l'amour avec une pratique sexuelle ?

    L'amour conjugal avec l'amour du prochain ?

    L'amour du chocolat avec celui de son Client ?

    L'amour amical ou familial avec l’amour objectal ?

    Elans de tendresse, amour platonique,  amour passionné ou réveil de la sexualité ?

    De quel amour parle-t-on ???  Amour  conjugal, amour parental, amour amical, amour inconditionnel… Aïe, une grossièreté !

    L'auteur de ces lignes est bien loin de se considérer apte en l’amour inconditionnel. Mais si l'amour est placé dans une notion d'interdépendance toujours fluctuante entre moi/l'autre, c'est à dire du "vivre ensemble" ou du "que créons-nous ", il semble que ce soit bien vers lui qu'il faille dorénavant et urgemment se tourner...

    « Le sexe ne doit pas rester du sexe, il doit être transformé en amour. Et l’amour ne doit pas rester amour, il doit être transformé en lumière, en expérience méditative.»        Osho.

    L’amour cékoi ?

     

            L’amour est un sentiment, c’est à dire plus durable et plus construit qu’une émotion. Je dirai même plus, c’est un état d’être. C’est aussi une énergie qui donne des ailes, émanant de la partie féminine de soi (yin) et productive de douceur, de tendresse, de compassion et d’amour. Quand on aime, l’autre (mais aussi la cause ou la situation) occupe une place très importante dans notre tête, parfois toute la place et on a envie de changer pour cet autre : l’envie de danser ou de chanter survient, l’envie d’être plus beau, plus efficace, plus agréable et plus créatif. Que l’autre soit mon amoureux(se) ou l’humanité. L’amour est l’antagoniste de l’indifférence et des passions : envie, ressentiment, colère,  jalousie…

    Aimer les autres c’est aller vers eux avec ouverture (fragilité et donc confiance en soi), compassion et générosité, c'est s’offrir à eux,  se réjouir de leur présence et leur révéler leur valeur et leur beauté.

    L'amour est une disposition généreuse qui trouve délice à rechercher le bien de l'autre, quitte à en payer le prix. C’est une énergie agréable et plus ou moins paisible qui sort de soi pour aller gratuitement vers l’autre. On désire aussi recevoir mais cet amour n’est surtout pas un troc. La langue Française est pauvre en ce terme, les grecs disposaient de plusieurs termes différents qui évoquaient plusieurs formes distinctes d'amour.

    Pornéa  symbolisait l’amour du nourrisson pour sa maman, et les soins qu’elle lui procure.

    Eros : Dieu qui représentait l’attraction irrésistible entre deux personnes, leur faisant vivre un amour pouvant occasionner des ravages et aller jusqu’à la folie. C’est ainsi qu’il acquit le qualificatif de Dieu de l’amour et qu’il représentait plus raisonnablement l’amour conjugal, tourné véritablement vers l’être aimé. Représente l’amour conjugal et sexuel. Erotisme dérive de ce terme.

    Storgê représentait l’amour d’un parent pour son enfant ainsi que l’amour familial.

    Philia : évoquait l’amour englobant le partage d’une véritable réciprocité et aboutissant au don de soi  pour la potentialisation de l’autre. C’est l’amour de l’amitié vraie, pas de l’amitié d’accointances et de commodités qu’évoquait Montaigne. Selon Aristote, c’était l’amour d’un être pour ce qu’il est, et non pour ce qu’on peut en tirer comme avantage.

    Agapê signifiait l’amour inconditionnel et désintéressé fait de tolérance et de compassion, de reconnaissance ou de contemplation. Conférant au divin en soi, Il fait partie de la nature de nous-mêmes et c’est pourquoi c’est l’amour le plus rare, le plus durable et le plus universel.  Il mène au véritable pardon et permet d’aimer tout le monde, même ceux qui nous nuisent. Agapé confère au spirituel, C’est l’amour du prochain dont on parle dans les évangiles. Il n’est accessible qu’à ceux qui ont développé suffisamment d’estime de soi et qui ont la foi, au moins en lui. D’une manière générale, il ne peut pas y avoir d’amour sans foi.

            « Il est du véritable amour comme de l’apparition des esprits : tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vu. »   La Rochefoucauld.

     

            On aime d’abord son objet transitionnel, sa mère, puis son doudou. Puis la difficulté est croissante à aimer ses parents puis son conjoint ; aimer ses enfants ; aimer ses amis ; ses beaux parents ; ses collègues ; ses voisins ; ses commerçants ; aimer les inconnus ; aimer tout le monde ; aimer ceux qui ne vous aiment pas ; aimer ceux qui vous nuisent ; aimer son pire ennemi.

     

    Passion amoureuse

    « Au contraire de l’amour, qui peut naître instantanément, la complicité met longtemps à mûrir. »    Jean Amadou

            La passion ou le coup de foudre est l’attraction immédiate et démesurée vers l’être de complétude, celui qui va pouvoir me nourrir, me combler, me remplir. Par ce fait, la passion amoureuse ne voit que soi. C’est le pays des excès,  des passions, des espérances et des illusions. Je suis happé par la rencontre de celui ou celle que je veux ou qui m’arrive. Ça m’arrive, c'est-à-dire que je ne suis plus acteur de mon amour, je le subis, totalement aveuglé par la surproduction hormonale qui agit comme une drogue. Je tombe en amour, à travers tous ses excès de souffrance et de vénération. Et comme après toute chute, il ne reste que souffrance. Je serai déçu à hauteur de ce que j’espérais. Passion vient de patior qui signifie souffrir. Plus dure sera la chute.

            La passion amoureuse concerne ceux qui ne s’aiment pas ou qui recherchent en l’autre une complétude ou la vie d’une symbiose. Ceux qui « tombent » amoureux tombent dans le panneau, car ce n’est pas d’amour dont il s’agit mais de manque, de dépendance et de besoin.

            « En amour il y a un temps pour plonger, mais il faut attendre que la piscine se remplisse si on ne veut pas plonger dans un bain de pieds. »         Fanny Ardant.

    « L’amour qui naît subitement, est le plus long à guérir. »                 La Bruyère.

     

    Chercher d’abord l’amour en soi… 

    « Le chemin commence par l'amour de soi (opposé de l'égocentrisme et de la vanité) et culmine dans celui des autres. »                  Arnaud Desjardins.

            Très longtemps j’ai aimé pour ne pas être seul, j’ai cherché plutôt à être aimé pour me sentir digne d’intérêt, pour me remplir d’estime de moi, pour échapper à mon vide. Si j’ai besoin d’être aimé ou reconnu, je ne peux pas aimer ! Car je suis dirigé sur moi et non vers l’autre. Donc pour être aimé, il faut s’aimer soi-même d’abord, sinon c’est une dépendance qu’on va proposer dans la relation.

    Travailler sur soi-même, sinon c’est prôner l’amour comme si on prêchait un idéal, l’être est désincarné. En Orient, il faut travailler sur soi d’abord pour aimer puis  aider les autres. Sinon cela revient à bâtir un mur sans fondations ou à peindre sur du papier mural : tout retombe tôt ou tard.

     

    « Aimer, c’est donner ce qu’on n’a pas, a quelqu’un qui n’en veut pas. »              Lacan.

     

            Aimer s’apprend, et il ne faut pas croire que l’éducation reçue suffit à conditionner totalement en soi la capacité à aimer. De la même manière, il est inutile de se réfugier derrière des prétextes pour justifier son égoïsme : petit, on ne m’a jamais aimé…

    Les gens qui entretiennent une véritable estime de soi sont véritablement capables d’aimer autrui et rayonnent de joie de vivre et … d’amour.

    « Aime-toi pour aimer les autres ». Thich Nhat Hanh

     

            L’Amour est très souvent converti par sa contrefaçon que je nomme Amour de consommation. Ce pseudo amour est une perversité (déviation de but) de l’amour consistant à puiser en l’autre pour se remplir soi, ou consiste à capturer l’autre pour qu’il appartienne. C’est une sorte de bouée de secours personnelle utilisée à des fins de mieux être strictement égocentriques. Je t’aime signifie en fait  Aime moi ! Cette contrefaçon débouche sur la possessivité et la jalousie,  sur les exigences relationnelles, sur le désir de toute-puissance et d’exclusivité, sur la nécessité absolue de réciprocité comme lors d’un commerce ou sur le chantage et la victimisation.  Je n’ai pas été aimé, alors tu dois m’aimer !

    « Tu aimeras les autres comme toi-même. »      Jésus.

     

    Celui qui ne s’aime pas

    « Deviens une personne meilleure et assure-toi de bien savoir qui tu es avant de connaître quelqu'un et de t'attendre à ce qu'il voit qui tu es. »  Gabriel Garcia Marquez.

            Si je n’ai pas d’amour pour moi dans mon cœur, je ne peux pas l’offrir à d’autres, qu’ils soient parents, amants ou enfants. Comment pourrait-on donner ce qu'on n'a pas ? C'est impossible. Celui qui ne s’aime pas va se comporter en vampire, c'est-à-dire qu’il va rechercher constamment en l’autre à remplir ce vide d’amour et d’estime de soi. L’amour ne sera qu’une illusoire fumée camouflant le besoin de l’autre et la quête permanente de confirmation et de remplissage de soi. Aimer suppose donc de savoir vivre seul(e), d’assumer sa solitude et son autonomie.  Il ne faut pas confondre besoin et désir. Lorsqu’un désir est inassouvi, on en choisit un autre. Quand un besoin est inassouvi, on se rend malade. En l’occurrence, celui qui ne s’aime pas asservit l’autre en lui offrant son besoin dépendant d’autrui.

    « Le grand malheur est que l'Homme va chercher dans son conjoint ce qu'il ne trouve pas en lui même ! Ce qui fait qu'ils restent sur un malentendu ad vitam aeternam ».

     

            Aller vers (aimer) les autres est très difficile pour ceux qui ne s’aiment pas et qui s’ébattent constamment et inconsciemment dans les réactivations permanentes des blessures du passé.

    Ils sont à la fois avides d’amour et repoussants à son égard. Mal aimés, mal aimants. J’ai besoin de toi pour vivre ; sans toi je ne suis rien ; si tu me quittes je ne t'aime plus ; si tu pars je me suicide.

    Egocentrés sur leur vide et leur souffrance, ils jugent ou rejettent l’autre, souvent accusé de ne pas aimer ou de mal aimer, trop, pas assez ou dans la mauvaise direction. Comme des aspirateurs, ils éprouvent la relation par la quête de preuves d’amour, de satisfactions personnelles, par les plaintes lancinantes, les reproches, les comparaisons et les exigences. Je t'aime si tu m'aimes ; je t'aimerai quand tu…  à condition que... Aime moi !  Tu devrais m'aimer différemment... Je t'aime à ma manière et tu dois t'y faire car je suis ainsi... Si tu me quittes je ne t'aime plus ! Si tu m’aimes tu dois faire ce que je te demande ! Je ne suis pas là pour vous aimer…

            Si le partenaire est présent et d’accord, tout va très bien. Mais dès que ceux qui ne s’aiment pas se retrouvent seuls ou essuient un refus, le conflit survient qui précéde le rejet. En fait, c’est comme s’ils cherchaient inconsciemment à se prouver qu’on les rejette ou qu’on ne les aimera pas. C’est de l’autopunition sans cesse destinée à confirmer ce qu’ils pensent intimement d’eux. Suis-je aimable ? Si tu m’aimais, tu ferais ceci, tu ne te comporterais pas comme cela. Pourquoi personne ne m’aime ? Ce n’est pas normal que tu m’aimes. Moi qui ne vaut pas grand-chose, comment pourrait-on m’aimer ?  Qu'est-ce qu'il faut que je sois pour que tu m'aimes ? Pourquoi me rends-tu si malheureux ? Telles sont les questions qu’ils se posent.

            Evidemment, quelqu’un qui à développé suffisamment d’amour de soi et des autres ne peut pas vivre avec une personne semblable. Mais ne dit-on pas Qui se ressemble s’assemble ?  Celui qui ne s’aime pas va donc rencontrer un autre mendiant de l’amour, une coquille vide, et les deux se figureront mutuellement que l’autre peut leur donner ce qu’ils ne trouvent pas en eux.

                    « Il y a eu plus de crimes perpétrés au nom de l'amour qu'au nom de la haine, qui a pourtant plus mauvaise presse. »                 Henri Laborit.

     

    L’attachement

    « Faisons la distinction entre le véritable amour et l'attachement. Le premier idéalement, n’attend rien en retour et ne dépend pas des circonstances. Le second ne peut que changer au gré des évènements et des émotions ». Tenzin Gyatso, XIVeme dalaï lama.

            La plupart des gens qui ont de l’estime de soi succombent à l’attachement. Il ne faut surtout pas confondre aimer et désirer car, le domaine de l’amour, ces deux notions sont antagonistes.

    L’attachement, qu’on nomme « tchac » en tibétain, est corollaire de l’envie égocentrique et représente une saisie sur l’objet. Cela à pour effet de limiter la liberté de soi et de l’autre. Mû par la peur de perdre, l’attachement consiste à ramener à soi et non à offrir à l’autre. On confond souvent amour (vers l’Autre) et attachement (vers soi). Le fait de s’attacher transforme, condamne les choses. Plus on saisit, plus on bloque les choses, plus elles nous échappent. Ses conséquences directes sont donc la souffrance occasionnée par l’anxiété de perdre, la perte et la frustration.

    L’attachement n’est qu’une chimère qui nous promet le bonheur mais qui nous guide inévitablement au malheur. Certains font leur cirque et deviennent insupportables dès que leur conjoint veut partir seul le week-end en stage ou au ski avec des amis. Quand la personne dépendante est attachée tout va bien, mais dès que le lien se distend rien ne va plus. Envisagez une fin brutale avec la personne qui partage votre vie : l’attachement vous plonge dans la douleur. Dans ce cas, les voici à peine séparés que certains se précipitent dans nouveau coup de foudre destiné à combler leur vide.

    Donc l’attachement n’est pas de l’amour. Ce serait plutôt une envie de contrôle, de maîtrise sur les gens, une envie de toute-puissance et, dans le pire des cas comme pour ceux qui ne s’aiment pas, une recherche inconsciente de confirmation de l’échec et de sa nullité personnelle.

            Vous saurez véritablement aimer lorsque vous serez autonome, prêts à perdre l’être cher, ce qui est inévitable. A ce moment, vous pourrez prendre véritablement soin de la relation, et vous réjouir de chaque moment passé avec l’autre dans la plénitude de l’instant présent.          

    « Ceux qui s'aiment avec maturité se libèrent mutuellement, ils s'aident à détruire toutes sortes de liens factices, d'attachements. L'amour qui est donné avec la liberté devient un art. »      Bahgwan.

     

    Aller vers, Être avec

    Aller vers, Être avec les autres,  s’ouvrir aux autres et au monde (appartenance et intégration) dans un mouvement de réceptivité, de compassion et de générosité dépassant les préoccupations égocentrées.

            L’amour est fait d’attirance, de désir et d’enchantement. Il n’y a pas abnégation car on se réjouit du bonheur de l’autre tout en restant dans le respect et le soin de soi. On ne peut pas s’aimer soi-même si on n’aime pas autrui. On ne peut pas prendre soin d’autrui si on ne prend pas soin de soi. A l’instar de la vague et de la mer, Soi est indissociable d’autrui.

    On peut aimer tout le monde, et ne croyez pas disant cela que je cherche à passer pour un petit saint ou à faire de la phrasologie. Cela se travaille et cette disposition est le terreau du véritable amour. En fait derrière cette idée se cache un concept très simple : ne pas confondre avec autrui ma propre souffrance, celle que je génère moi-même avec ma compréhension de moi et du monde, avec mon esprit, mes nerfs et mes hormones.

    « Etre tourné vers l'amour veut dire : ne pas avoir peur de l'avenir, ne pas avoir peur du résultat ni des conséquences : vivre ici et maintenant ». Osho

     

    Être

              Aller vers, être avec présuppose d’Être qui sous-entend les notions d’affirmation et d’Authenticité, au lieu de chercher à plaire ou à être confirmé. Au contraire, l’amour n’est pas fait pour attirer à soi ou pour combler un manque, mais fait pour combler l’autre. En ce sens cela dépasse le sentiment pour atteindre une véritable qualité d’être.

    J’ai déjà développé la notion d’authenticité ou d’intimité. Elle s’exprime ici  dans un amour qui s’extériorise conjointement par quatre vecteurs : le ressenti (sentiment), la pensée (je pense), la parole (je dis) et les actes (je fais).

     

    Être est synonyme positionnement et d’affirmation de soi. Ces notions commencent par le fait de parler de soi à l’autre en utilisant le JE, au lieu de parler de l’autre ou du monde, ce qui constitue une perversité relationnelle.

    Être est  donc synonyme de ressentir et de témoigner de son vécu corporel car les émotions ne sont que des sensations corporelles qui parlent du vécu subjectif de chacun. Les faits n’ont aucune importance mais c’est la façon dont je les appréhende qui conditionne les relations.  Tensions, sensations internes, mouvements corporels de désirs, d’indifférence et de rejets.

    Être est synonyme de être avec, car rien n’est indissociable de son environnement, ni un Homme ni le bras d’une chaise. C’est simplement plus visible pour un Homme.

    Être avec est indissociable des notions de Prendre soin, de respect et de constructivité.

     

    Prendre soin

            Prendre soin s’exprime par la bienveillance et la générosité. C’est-à-dire la prédisposition à vouloir le bien de l’autre comme le mien. Aimer c’est désirer le bien et le bonheur d’autrui. Telle est la définition de l’Amour pour les orientaux. Agir pour le bien de soi (plaisir d’offrir) et pour le bien d’autrui que l’on désire voir gagner en autonomie et en santé tout en s’appauvrissant de ses souffrances.

    Joie de donner sans compter et sans inonder l’autre. Aimer sans attendre de retour et sans chercher à prouver ou mériter. Donne-t-on pour se rassurer, pour conforter une image ou donne-t-on ce que l’autre attend ?

            On confond souvent amour (vers l’Autre) et attachement (vers soi). Plus je relâche l’attachement plus l’Amour est grand. A l’instar d’un sablier, si j’ai peur ou que je souffre encore c’est que je n’aime pas assez, que je ne suis pas assez tourné vers les autres. Si j’aime et que je suis tourné vers les autres, je souffre nettement moins sinon plus du tout. Faites en l’expérience et vérifiez-le.

    J’ai peur de lui dire ce que je pense car il (elle) ne va plus m’aimer…

            Pas d’actions ni de paroles blessantes, même si certaines paroles ne sont pas toujours faciles à entendre. Aimer, c’est parfois accompagner, guider et critiquer. Si L’amour véritable qui consiste à prendre soin et à se préoccuper d’autrui est un sentiment profondément positif et constructif, il peut néanmoins mêler des sentiments négatifs tels que désapprobation ou colère ou mener à la sanction, notamment dans les attitudes d’éducation. Plus en s’approche du pays des Bisounours, moins on est véritablement soi-même et proche du véritable amour.

     

            Le respect inclut les notions de politesse, de patience, de calme, de civisme et, surtout, d’acceptation de la différence d’autrui. Sinon l’autre n’entend plus mais se défend ou se blinde, la relation se rompt ou se transforme en guerre. Tout le monde est largement convaincu qu’il faille respecter autrui avec ses différences, mais dès que quelqu’un n’est plus d’accord avec nous c’est nettement moins clair. Respect d’autrui comme de soi. Si des évaluations ou des critiques négatives doivent être faites, elles doivent porter sur ce qu’à fait l’autre et non pas sur ce qu’il est.

     

            La constructivité consiste en un esprit positif tourné vers la confrontation et la construction du bien être pour moi et pour l’autre.  Elle fuit absolument les non-dits, les remarques gratuites, bloquantes, les dévalorisations et les jugements stériles. L’attitude est encourageante, réconfortante ou critique toujours dans une position +/+ : dans laquelle je considère moi et l’autre comme valables. Position de coopération, de confrontation, de construction. Empathie, ou réjouissance avec.  Pensée tournée vers le bien des êtres.

     

    L’amour est impermanent.

            Quand on est amoureux on se figure que le bonheur est acquis pour toujours et que l’objet d’amour restera là, toujours près de soi. C’est une méconnaissance profonde. L’amour est passager, transitoire, impermanent. C’est un sentiment vivant, mutant, en constante transformation qui n’est jamais éternel ou figé. Voyez la danse des poussières dans le rai de lumière qui  traverse une pièce : ainsi est la vie, tout nait, tout change, tout mute, tout se déplace, tout meurt. Le coup de foudre du départ ne dure pas, la beauté de ma belle s’estompe, elle devient mère, la routine s’installe, nous vieillissons… L’amour peut durer entre deux jours et cinquante ans. Eros semble être le plus fugace, agapé le plus durable. Et ce n’est pas parce qu’on est en couple depuis soixante ans qu’on s’aime encore car parfois, bien des mouchoirs sont par-dessus. Sans crier gare, l’amour s’éteint un jour, en dehors de toute circonstance rationnellement compréhensible. Parfois, il est entretenu comme une flamme, comme un véritable véhicule, plus pour l’autre que pour soi. Il est conditionnel à la perpétuelle découverte de l’autre et de soi. Alors il peut durer jusqu’à la mort.              

    « Ne pleure pas parce quelque chose est terminée, mais souris parce qu'elle a eu lieu ». Gabriel Garcia Marquez.

     

    Dédicace :

    Puissent les êtres (dont je fais partie) connaître le bonheur et les causes du bonheur = amour.

    Puissent leurs souffrances cesser : compassion.

    Le faire pour tous les êtres, même inconnus = équanimité sans choix égocentrique.

    Dans la joie avec bienveillance = contribution ou participation au bonheur de l’autre.

     

    Par ce texte, puissé-je acquérir la connaissance et les qualités spirituelles, vaincre les ennemis funestes (méconnaissance + émotions néfastes + tendances morbides et croyances erronées), avoir agi et pensé de façon juste afin de libérer les êtres qui sont ballotés par les vagues de la naissance, de la relation, de la maladie, de la vieillesse et de la mort.

     

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